République !
Mardi 11 Décembre 2018

 Positions et fondements antirépublicains de l'Eglise.


   Déclaration du 10 mars 1925 de l’ASSEMBLEE DES CARDINAUX et ARCHEVÊQUES DE FRANCE



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 Samedi 17 Mars 2007

 Les lois de la laïcité sont injustes d’abord parce qu’elles sont contraires aux lois formelles de Dieu. Elles procèdent de l’athéisme et y conduisent dans l’ordre individuel, familial, social, politique, national, international.
Elles supposent la méconnaissance totale de Notre-seigneur Jésus-Christ et de son Evangile. Elles tendent à substituer au vrai Dieu des idoles ( la liberté, la solidarité, l’humanité, la science, etc…) ; à déchristianiser toutes les vies et toutes les institutions. Ceux qui en ont inauguré le règne, ceux qui l’ont affermi, étendu, imposé, n’ont pas eu d’autres but.
De ce fait, elles sont l’œuvre de l’impiété, qui est l’expression de la plus coupable des injustices, comme la religion catholique est l’expression de la plus haute justice.
Elles sont injustes ensuite, parce qu’elles sont contraires à nos intérêts temporels et spirituels.
Qu’on les examine, il n’en est pas une qui ne nous atteigne à la fois dans nos biens terrestres et dans nos biens surnaturels.
La loi scolaire enlève aux parents la liberté qui leur appartient, les oblige à payer deux impôts : l’un pour l’enseignement officiel, l’autre pour l’enseignement chrétien ; en même temps, elle ( la loi scolaire ) trompe l’intelligence des enfants, elle pervertit leur volonté, elle fausse leur conscience.
La loi de Séparation nous dépouille des propriétés qui nous étaient nécessaires et apporte mille entraves à notre ministère sacerdotal, sans compter qu’elle entraîne la rupture officielle, publique, scandaleuse de la société avec l’Eglise, la religion de Dieu.
La loi du divorce sépare les époux, donne naissance à des procès retentissants qui humilient et déclassent les familles, divise et attriste l’enfant, rend les mariages ou partiellement ou entièrement stériles et de plus elle ( la loi du divorce ) autorise juridiquement l’adultère. La laïcisation des hôpitaux prive les malades de ces soins dévoués et désintéressés que la religion seule inspire, des consolations surnaturelles qui adouciraient leurs souffrances, et les expose à mourir sans sacrements… Dès lors, les lois de laïcité ne sont pas des lois ( … )
Il ne nous est pas permis de leur obéir, nous avons le droit et le devoir de les combattre et d’en exiger par tous les moyens honnêtes l’abrogation.

Cette déclaration de 1925, émanant d’une assemblée, voix officielle de l’Eglise catholique de France, illustre la difficulté de la hiérarchie catholique de l’époque à accepter le principe de la laïcité. Souhaitons que les opinions aient évoluées depuis !





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