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Vendredi 16 Novembre 2018

 Lettre n°15: Editorial


   Résistance



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 Lundi 28 Janvier 2008

 On peut penser ce qu’on veut de la construction européenne. On peut soutenir ou pas le nouveau traité. Mais le oui donné à un tel texte n’a de sens que si on a le droit de dire non. Telle est la loi de la démocratie. Tel était l’enjeu du 25 mai 2005. Le peuple y a alors clairement répondu. Vouloir aujourd’hui imposer le retour d’un texte jumeau par un autre biais s’appelle une haute trahison.

Devant ce coup d’État d’un nouveau genre, le peuple est habilité à demander des comptes à ses mandataires (voir l’article de Christian Darlot). D’ailleurs ceux-ci n’ont ni le droit de régler directement une telle question qui change la nature de nos institutions, ni encore moins de désavouer la volonté populaire clairement exprimée en 2005. Pas plus que les parlementaires de juin 1940 n’avaient le droit de remettre en cause la République. Honte donc sur ceux qui gouvernent et honte sur les dirigeants d’une pseudo opposition qui se défilent, aidant ainsi ce coup d’État. Notons cependant, comme dans toutes les périodes graves de notre histoire, la résistance de certains. Et face à la démission ambiante, sachons qu’il est important que le 4 février, au moment du vote, le nombre de parlementaires qui diront non soit le plus élevé possible. Car ceux qui feront ce geste seront porteurs de la volonté populaire dans son ensemble et non plus de telle ou telle fraction.

Dans le même temps, le pouvoir se prépare, toujours dans le secret et toujours avec le soutien de soi-disant opposants à modifier la nature de la Constitution (voir l’article de Laurent Pelvey). Nouvelle attaque contre la démocratie et contre la République !

Mais cela ne semble gêner aucun des principaux dirigeants. Bien plus, ils veulent encore restreindre le contrôle populaire en faisant juger les ministres non plus par les citoyens ou leurs représentants, mais par des entreprises d’audit en fonction de critères connus par eux seuls (voir l’article de Jean-Pierre Alliot).

La république, la démocratie, sont aujourd’hui clairement en jeu. Devant un tel cynisme, la résistance est à l’ordre du jour.





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