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Jeudi 24 Janvier 2019

 Lettre n°16: Brèves


   Salon de l'agriculture



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 Lundi 03 Mars 2008

 Paris, inauguration du Salon de l’agriculture, samedi 23 février. Serrant les mains dans un bain de foule, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, est le destinataire d’un « touche moi pas, tu m’salis ». ”Casse toi alors pauvre con” fut sa seule et triste réponse. Vulgaire tropique où le verbe n’est plus, où la langue fourche, où un chef d’Etat destitue le sens de l’institution. Immanence du coup bas, rémanence des ébats, décadence du débat. Aussi ce détail est symbolique d’un devenir quasi zoologique de la nouvelle politique. D’abord parce que Sarkozy insulte en réponse à une insulte, ce qui place la loi de la rue au-dessus de la loi de la Cité. Ensuite, parce que les propos du PS n’interviennent que pour condamner le langage de comptoir du Président. Comme si les difficultés du monde agricole n’avaient pas lieu d’être abordées. L’intérêt mondain et immédiat passant alors au-dessus de l’intérêt général. Enfin, parce que l’UMP exprime face à l’événement tout son soutien au chef d’Etat, sans le moindre recul. Or, en approuvant de l’alpha à l’oméga la transparence obscène de Sarkozy, on peut dire que ce parti exclut la politique mais fait rire le peuple de sa servitude volontaire.


J.M.


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