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Samedi 20 Janvier 2018

 Lettre n°31: Brèves


   Fastes de cour



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 Jeudi 17 Septembre 2009

 Le 28 juin prendra fin au Château de Versailles la très belle exposition “Fastes de cour et cérémonies royales”. Elle aurait pu avoir son point d’orgue le 22, avec la mise en scène à grand spectacle (inutile) du rassemblement du Sénat et de l’Assemblée Nationale.
Les monarques, Louis XIV principalement, se devaient d’éblouir leur peuple, les fasciner, leur montrer combien ils étaient des créatures inaccessibles. Le faste des vêtements en était un des moyens. Dépenser sans compter pour des costumes, magnifiques, dont on oubliait facilement qu’ils étaient le résultat de la création et du dur labeur de petites mains s’épuisant à se relayer jour et nuit, pendant des mois, pour rendre éblouissante l’apparition du jour : roi, prince, ou ecclésiastique.
Aujourd’hui, alors que les montres de très grand prix ont remplacé les broderies d’or fin, il a été dépensé plus de 400.000 euros pour permettre la mise en scène de l’audition, sans droit de réponse, d’un Président immodeste proférant des propos qui auraient tout aussi bien pu être prononcés dans un lieu plus banal et beaucoup moins coûteux, tant ils étaient sans originalité particulière. La présence d’invités du seul bon vouloir du monarque du jour n’était pas sans rappeler les usages des cours passées.
Faire du Château de Versailles et de son passé, un outil de sa communication peut se révéler une faute. On ne manipule pas impunément les symboles de l’histoire. N’oublions pas que la réunion des Etats Généraux par Louis XVI à Versailles ouvrit la voie au renversement de la monarchie le 10 août et à la proclamation de la République le 22 septembre 1792.


M.L.


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