République !
Jeudi 20 Septembre 2018

 Lettre n°44: Editorial


   Déjà 5 ans : continuer pour la République !



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 Lundi 03 Janvier 2011

 Voilà cinq ans que le groupe République ! est à vos côtés pour promouvoir les idées républicaines, leur vivacité, et écrit pour résister aux actes d’hostilité du libéralisme effréné. En ce début d’année, que rappeler sinon que la République est la chose du peuple, l’affaire de tous, qu’elle est donc un idéal politique, social et institutionnel, qui est un plus à la démocratie ? Gouvernement du peuple par ses représentants et pour les citoyens, la République ne se définit pas seulement par un système électoral, aujourd’hui d’ailleurs fort défaillant et bipartisan. C’est un ensemble de principes fondateurs (justice sociale, laïcité, Etat, égalité, citoyenneté, impôts) qui lui donnent sens. Il n’est d’ailleurs pas étonnant qu’en attaquant quotidiennement ces principes, les sphères du pouvoir pervertissent, comme nous en avertit Alain Garrigou, les règles du jeu politique avec le manège et les affaires rentables des sondages (lire l’article d’Alain GARRIGOU).


Il y a cinq ans, le groupe République ! avait fait le pari réussi d’écrire mensuellement une Lettre pour analyser l’actualité en termes républicains. Les Lettres n’ont fait que connaître une diffusion de plus en plus développée et de placer notre groupe au cœur de la résistance sociale, laïque et politique. Vous êtes, aujourd’hui, plus de 2000 abonnés à nous lire. Mais, pendant ce temps, nous fûmes les observateurs d’un recul des libertés publiques fondamental, d’attaques de plus en plus soutenues et loin des règles des idéaux politiques, de la crise de représentation politique et d’une montée virulente du communautarisme. Parallèlement au recul des services publics ? Sans aucune hésitation. Au fond, si en votant « non » au TCE le 29 mai 2005, le peuple français avait affirmé sa souveraineté, c’est, depuis ce temps, un ensemble de stratégies de la classe dirigeante qui visent à attaquer tranquillement la souveraineté du peuple, principe de la démocratie tout en accroissant les inégalités. L’école publique, les hôpitaux de proximité, La Poste, les services publics et l’avenir des universités comme de la séparation des Eglises et de l’Etat sont en danger. L’Etat d’ailleurs révèle un visage odieux : il n’est plus juste, ne semblant que tenir par la force. L’affaire Wikileaks en montrera-t-elle les dessous et notamment les apories en termes diplomatiques ? (lire l’article de Jean-Pierre ALLIOT).


La France n’est hélas pas la seule dans ce cas. En Italie, les citoyens essaient également de faire nombre pour résister à une mort du peuple et du syndicalisme décrétée par une majorité de dirigeants politiques. Gageons que si, en France, l’avenir laisse moins de place à l’extrême-droite que dans le pays transalpin, les citoyens sauront de nouveau réaffirmer leur souveraineté et être libres en disant « non » à temps. Sera-ce en démythifiant tous les soi-disant secrets d’État qui déconsidèrent l’État ? (lire l’article d’Etienne TARRIDE). Dans tous les cas, c’est en ces termes que doit se poser le pari de la liberté politique : en rappelant que le combat pour la République, ayant donné naissance aux droits de l’homme et à une Constituante, est plus qu’actuel ! D’ailleurs, ne faudrait-il pas refaire ces mêmes gestes libérateurs ?






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