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Mercredi 14 Novembre 2018

 Lettre n°70: Editorial


   Haro sur la République



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 Lundi 27 Mai 2013

 Il faut reconnaître aux destructeurs de la République une remarquable constance. Après les votes non exprimés par les électeurs lors des référendums de juillet 2003 en Corse, puis en janvier 2010 aux Antilles, ce fut la rebelote en Alsace. Même résultat.


Cela n’empêche pas que soit envisagé un nouvel acte, à nouveau en Corse (Voir l’article de Marie-Dominique Roustan-Lanfranchi). Il faut dire que, pour ceux qui, successivement, nous gouvernent, le vote démocratique ne semble avoir de sens que si le résultat est conforme à leurs souhaits. On a vu la manière dont ils ont méprisé le vote des citoyens concernant le Traité Constitutionnel européen en 2005 en France, aux Pays-Bas ou en Irlande. La question de la démocratie est devenu élément clef du débat politique, même si tant de bonnes âmes tiennent à expliquer qu’elle est particulièrement préservée sous nos cieux.


Les crises successives dans tant de pays membres de l’Union européenne devraient pourtant au moins attirer l’attention sur la manière dont sont désignés les dirigeants. L’exemple de l’Italie (Voir l’article de Jérémy Mercier), venant après la Grèce, l’Espagne, le Portugal, Chypre, etc.. aurait quand même dû au moins interroger nos merveilleux philosophes.


Mais non, bien au contraire. Après les attaques sur le populisme qui commencent à faire un peu réchauffé, voila des propositions plus subtiles. Ne voit-on pas l’ineffable Attali proposer de faire chapeauter les assemblées élus par des sortes de comités de sages, désignés bien évidemment pour leur compétence (qui en décide ?). Mais ce n’est jamais qu’une généralisation de toutes les autorités ou commissions dites indépendantes et qui fleurissent depuis des décennies (Voir l’article de Anne-Cécile Robert).


Résumons : à force de mettre à bas la démocratie, les apprentis sorciers feront-ils semblant d’être étonnés le jour où elle sera officiellement supprimé ? Et pensent-ils que ceux qu’ils méprisent se lèveront pour les défendre ?





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