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Mercredi 14 Novembre 2018

 Lettre n°71: Editorial


   Dans quel État j'ère ?



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 Vendredi 21 Juin 2013

 Comment l’historien qui travaillera dans plusieurs décennies sur notre époque pourra-t-il la résumer par un mot ?


Ceux qui viennent le plus fréquemment à l’esprit sont mensonge, hypocrisie, lâcheté, démission ; plus rarement émerge le mot paumé. Et pourtant, lorsqu’on écoute les discours officiels, on ne peut manquer d’être frappé par la concomitance entre la vanité futile de nombre de dirigeants et leur absence totale de crédibilité. Leurs prises de position varient au jour le jour, n’essayant même pas de suivre le vent, telle la fameuse girouette, car il n’est pas sûr qu’ils sachent d’où arrive le moindre zéphire.


Regardez Alain Juppé promener sa large suffisance tout en esquivant les contradictions (Voir article de Gilbert Legay) ; voyez les ministres parler de la rationalisation des pouvoirs locaux et de la résurgence de la démocratie locale qu’ils sont en train de détruire pour se soumettre à Bruxelles (Voir article de Christian Berthier) ; admirez les commentateurs de l’actualité clamer à longueur d’antenne sur telle ou telle personne « présumée innocente », terme juridique sans existence et sans signification (Voir article d’Étienne Tarride). Personne, et peut-être pas eux-mêmes, ne sait de quoi ils parlent ; la seule chose certaine est qu’ils veulent être en harmonie et éviter tout conflit avec les forces mondiales qu’ils considèrent comme invincibles, incontournables.


Alors, ils font de l’habillage de leur propre démission en construisant des discours qu’ils veulent ronflants, techniques. Ce faisant, ils perdent leur âme, mais aussi leur propre justification.


Comme le dit Jean Jaurès, « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots ».





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